10h15... le traditionnel quart d'heure lyonnais prend fin, la salle est pleine, projection de diapos... 20 ans déjà... Emilie Desrieux et Benoit Froment, responsables de l'évènement, sont rassurés... tous les intervenants sont là. Bien joué. Premier lapsus... Benoît visiblement ému... parle de la chute de Berlin... non il voulait parler de la chute du mur... même si la chute de Berlin en 1945 et la bourre que les alliés et les rouges s'étaient livrés pour y arriver les premiers, préfigurait déjà l'ambiance politique de la deuxième partie du siècle...
10h30... premier tour de table... le Consul d'Allemagne ne se souvient pas d'avoir à l'époque pressenti l'ampleur des changements que cette chute allait entraîner... pour Françoise Grossetête, la chute du mur, c'est à l'époque la fin de l'oppression d'une partie d'un peuple, de la séparation de familles, d'images de tentatives de fuite malheureusement souvent avortéees.
Ingo Radcke s'étonne toujours que la date du 9 novembre suscite un tel engouement bien au-delà des frontières de l'Allemagne réunifiée... La réponse est peut-être dans le propos introductif de Michel Forissier... quelques mois avant la chute du Mur, nous, occidentaux savions cette chute possible mais pas dans l'immédiat. (Je me souviens dans les années 80 de mon père me disant qu'il espérait que je verrai de mon vivant la chute du communisme... ajoutant que ce ne serait pas pour lui ! ).
Le Consul avance une autre analyse : marqués par une histoire franco-allemande cahotique et belliqueuse, les français avaient une fausse image des allemands (le Consul a parlé des "Boches" ) et ont été "touchés" par la capacité du peuple allemand à s'élever contre l'oppresseur de façon pacifique et pleine d'espoir. Les français ont découvert en 1989 que la liberté était une valeur partagée également par le peuple allemand... c'est peut-être le vrai début de l'amitié franco-allemande...
11h... le débat dérive doucement vers son vrai sujet... la réunification allemande a sans conteste donné un nouveau souffle au développement européen. Françoise, qui le vit de l'intérieur au Parlement Européen depuis 1994, en atteste... rattachant les avancées du Traité de Lisbonne à cette nouvelle dimension du couple franco-allemand née de la chute du Mur.
Au-delà de l'évolution institutionnelle, Laurent Guihéry insiste sur le potentiel économique (vis-à-vis du reste du monde mais également et on l'oublie trop souvent en interne) de l'Europe à 27... Si le moteur franco-allemand reste indispensable à la dynamique européenne, son fonctionnement devra évoluer vers plus d'ouverture vers les 27, jusqu'à obtenir une vraie gouvernance économique européenne. Il fait la moue en entendant Françoise prôner un élargissement du marché économique de l'Europe vers la Turquie, la Russie ou l'Ukraine pour renforcer encore le poids de l'Europe dans l'économie mondialisée.
11h33... dernier tour de table... un débat sur l'identité européenne est-il envisageable ?
Pour Radcke, l'identité européenne existe de fait... tant l'Europe est devenue une réalité irréversible.
Françoise insiste sur le fait que se sentir français et européen n'est pas une manifestation skyzophrène mais une réalité... Pour l'universitaire qu'est Laurent Guihéry, l'identité européenne naîtra d'une dynamique commune et en tant qu'économiste il ne l'imagine pas autre qu'économique... l'europe est née d'un projet économique, elle se renforcera par l'économie... mais pour ça il faut de la croissance.
11h45... parole à la salle.
Quels sont les enjeux mondiaux dont on parle ?
Pour le Consul d'Allemagne le traité de Lisbonne donnera un second souffle à l'Europe, indispensable pour peser sur l'économie, mais aussi sur l'évolution des comportements mondiaux en terme de développement durable, de recherche...
Mais au-delà de l'économie... quelle est la place de l'homme dans l'Europe ?...
Ca c'est un autre débat !





Depuis deux jours, la presse, la toile et le monde politique s’agitent de concert…



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